En 2026, Bérénice Auger, artiste multidisciplinaire basée à Lévis, cherchait une développeuse pour construire son site : galerie d’œuvres, boutique en ligne, programme d’ateliers. Elle est québécoise. Je suis française, basée à Lille. On a travaillé ensemble, en remote, pendant plusieurs semaines. Le résultat est en ligne.

Cet article répond à la question que je reçois depuis : est-ce que ça pose des problèmes de travailler avec une développeuse en France quand on est artiste au Québec ou ailleurs au Canada francophone ?

La réponse courte : non, si la personne est vraiment spécialisée dans votre univers.


Ce qui ne change pas avec la distance

La compréhension de votre travail

Un développeur généraliste à Montréal ne comprendra pas mieux votre pratique artistique qu’une développeuse spécialisée en France. Ce qui compte, c’est la connaissance du milieu de l’art : comment présenter une œuvre, ce qu’est une fiche technique, pourquoi les vues multiples sont essentielles pour un sculpteur, comment structurer un catalogue pour un galeriste.

La géographie n’a rien à voir là-dedans.

La qualité du travail livré

Ruby on Rails, Jekyll, HTML, CSS, SEO on-page — ces langages et ces outils sont les mêmes à Montréal, à Lévis, à Lille ou à Bruxelles. Ce que vous recevez à la livraison n’est pas affecté par la distance.

La communication

Avec le décalage horaire France–Québec (environ six heures l’été, sept l’hiver), on organise les points en début d’après-midi côté France — soit en matinée côté Québec. En pratique, ça n’a posé aucun problème sur le projet de Bérénice Auger. On utilisait Notion pour les documents, visio pour les points de cadrage.


Ce qui change (et mérite d’être anticipé)

Le SEO local : France vs Québec

Si vous êtes artiste à Montréal et que vous visez des galeries ou des collectionneurs québécois, votre SEO doit être pensé pour ce marché. Cela implique :

  • Cibler des requêtes comme “artiste peintre Montréal”, “atelier céramique Québec”, “exposition galerie Mile End”
  • Utiliser le bon registre lexical (on dit “vernissage” au Québec comme en France, mais certains termes varient)
  • Structurer les données Schema.org avec la bonne localisation

Ce n’est pas une contrainte insurmontable — c’est simplement quelque chose à poser sur la table dès le cadrage.

La facturation en devise

Je facture en euros. Pour un client québécois, cela signifie une facture en EUR que vous convertissez en CAD. C’est transparent, sans frais cachés — juste à anticiper dans votre budget avec le taux de change du moment.

Je suis auto-entrepreneur en France (TVA non applicable, art. 293 B du CGI). Les clients hors UE ne se voient pas appliquer de TVA française.

Les délais de réponse

Je suis disponible principalement en horaires européens. Pour les échanges urgents, la visio en début d’après-midi (heure de France) fonctionne bien. Pour les corrections et retours rapides, je traite les messages le matin à mon réveil — ce qui correspond souvent à la fin de journée québécoise.


Pourquoi un artiste québécois travaillerait avec moi

La spécialisation

Il est rare de trouver une développeuse qui comprend à la fois le milieu de l’art et le code. J’ai une formation en histoire de l’art, je suis fondatrice d’Art au Féminin (média culturel sur les artistes femmes dans l’histoire de l’art), et j’ai développé des sites pour des artistes, des galeries et une maison de ventes. Cette double culture n’est pas simulable.

La référence québécoise

Le site de Bérénice Auger est la preuve concrète que cette collaboration fonctionne. Un projet Ruby on Rails complet — galerie, boutique, ateliers — livré pour une artiste multidisciplinaire basée à Lévis. Le projet est dans mon portfolio, Bérénice peut témoigner du processus.

L’approche

Je travaille en remote depuis mes débuts. Pas de frais de déplacement facturés, pas de réunions inutiles. Un cadrage sérieux au départ, des points réguliers en visio, une livraison documentée. C’est ma méthode de travail habituelle — peu importe d’où vient le client.


Ce que votre site d’artiste doit faire, au Québec comme ailleurs

Quelle que soit votre localisation, un bon site d’artiste doit :

Présenter vos œuvres sérieusement Chaque pièce mérite une fiche complète : titre, année, technique, dimensions, statut (disponible, vendu, collection particulière). Ce n’est pas une option — c’est ce que les galeries, les collectionneurs et les institutions attendent.

Être indexé par Google Votre nom doit apparaître sur Google quand quelqu’un le cherche. Le SEO on-page, les données structurées Schema.org et un fichier sitemap sont non négociables. Je les intègre par défaut dans chaque projet.

Fonctionner sur mobile Une majorité des visiteurs de portfolios d’artistes consulte sur téléphone. Un site qui n’est pas responsive est un site invisible.

Pouvoir évoluer Ce que vous livrez aujourd’hui doit pouvoir grandir avec votre pratique — nouvelles séries, nouvelles expositions, nouvelles collaborations — sans tout reprendre de zéro.


Vous êtes artiste au Québec, à Montréal, à Lévis ou ailleurs au Canada francophone et vous cherchez une développeuse qui comprend votre univers ? Consultez la page dédiée aux artistes, regardez le portfolio ou prenez rendez-vous pour un premier échange de 30 minutes — offert, sans engagement.